L’essentiel
- Moyenne des voitures neuves en France (2024)
- 93 g/km
- Moyenne de septembre 2026
- 63,7 g/km
- Moyenne de l’Union européenne (2024)
- 106,7 g/km
- Objectif européen 2025-2029
- 93,6 g/km
Sources : Ademe, Car Labelling, chiffres clés ; SDES, motorisations des véhicules légers neufs, septembre 2026 ; Agence européenne pour l’environnement, 2025. Valeurs d’homologation WLTP.
Évolution des émissions de CO2 des voitures neuves depuis 1995
| Année | Toutes énergies | Diesel | Essence |
|---|---|---|---|
| 1995 | 176 | 175 | 177 |
| 2000 | 162 | 155 | 168 |
| 2005 | 152 | 149 | 159 |
| 2010 | 130 | 130 | 130 |
| 2015 | 111 | 111 | 116 |
| 2019 | 112 | 113 | 116 |
| 2020 | 97 | 107 | 109 |
| 2021 | 108 | 131 | 131 |
| 2022 | 102 | 130 | 131 |
| 2023 | 97 | 135 | 130 |
| 2024 | 93 | 140 | 127 |
Jusqu’en 2020, les émissions étaient mesurées selon l’ancien cycle NEDC ; depuis 2021, elles le sont selon le cycle WLTP, plus proche de la conduite réelle, qui donne des valeurs supérieures d’environ 20 %. Le bond de 2021 vient de ce changement de méthode, pas d’une hausse réelle. La baisse rapide de la moyenne « toutes énergies » depuis 2021 s’explique par la part croissante des électriques (0 g/km à l’échappement), alors que les voitures thermiques, de plus en plus lourdes, n’émettent pas moins : le diesel neuf est même remonté à 140 g/km en 2024, car il n’équipe plus guère que de grands modèles.
Pourquoi la moyenne baisse aussi vite depuis 2024
La part de l’électrique dans les ventes de voitures neuves est passée de 1,9 % en 2019 à 19,9 % en 2025, puis 31,2 % sur les neuf premiers mois de 2026 (calcul à partir des immatriculations mensuelles du SDES). Dans le même temps, le diesel est tombé de 34 % à 3 % des ventes, et l’essence non hybride de 59 % à 14 % ; les hybrides non rechargeables essence représentent désormais plus de 40 % du marché. Chaque point d’électrique supplémentaire fait baisser mécaniquement la moyenne, ce qui explique les 63,7 g/km de septembre 2026.
Comment passer de la consommation au CO2
CO2 (g/km) ≈ consommation (L/100 km) × 23 en essence, × 26 en gazoleUn litre d’essence fossile brûlé émet environ 2,3 kg de CO2, un litre de gazole environ 2,6 kg.
Exemple : la voiture moyenne du parc
Une voiture essence consommant 6,7 L/100 km émet environ 6,7 × 23 ≈ 155 g/km ; une voiture diesel à 5,9 L/100 km, environ 5,9 × 26 ≈ 155 g/km. Sur 11 600 km par an, cela représente près de 1,8 tonne de CO2 à l’échappement. Voir la consommation moyenne d’une voiture.
Ces valeurs ne comptent que les émissions à l’échappement : la production du carburant, de l’électricité et de la voiture elle-même (surtout de la batterie pour une électrique) s’y ajoutent dans une analyse du cycle de vie. Les émissions réelles des voitures thermiques neuves dépassent aussi d’environ 20 % les valeurs d’homologation, et bien davantage pour les hybrides rechargeables peu rechargés.
Les objectifs européens et le malus
Le règlement européen sur les émissions des voitures neuves fixe des objectifs de moyenne pour les constructeurs : 93,6 g/km (WLTP) sur 2025-2029, 49,5 g/km sur 2030-2034, puis 0 g/km à partir de 2035. Les constructeurs qui les dépassent paient des pénalités ; un assouplissement adopté en 2025 permet de calculer la conformité de 2025 à 2027 en moyenne sur trois ans. La moyenne européenne s’établissait à 106,7 g/km en 2024, stable sur un an ; la France, à 93 g/km, fait partie des marchés les plus bas.
En France, le malus écologique frappe à l’achat les voitures neuves émettant plus qu’un seuil de CO2 qui baisse chaque année, et un malus au poids s’y ajoute pour les voitures les plus lourdes. Vérifiez le barème en vigueur sur service-public.fr avant d’acheter : il peut représenter plusieurs milliers d’euros et alourdit le prix d’une voiture neuve. Les voitures plus émettrices coûtent aussi plus cher en carburant (voir le prix moyen des carburants) et parfois en assurance (voir le prix moyen d’une assurance auto).
Et le parc existant ?
Les voitures neuves ne représentent qu’environ 4 % du parc chaque année. Avec un âge moyen de 11,8 ans et un marché de l’occasion dominé par les thermiques (84 % des ventes en 2025), les émissions du parc baissent beaucoup plus lentement que celles des voitures neuves. Le coût du carburant reste un poste important du coût annuel d’une voiture.
Questions fréquentes
Quelles voitures émettent le moins de CO2 ?
À l’échappement, les voitures électriques (0 g/km). Parmi les thermiques, les petites citadines hybrides non rechargeables affichent souvent les valeurs WLTP les plus basses, autour de 100 g/km ou moins.
Une voiture électrique émet-elle vraiment zéro CO2 ?
Zéro à l’échappement, mais pas sur l’ensemble de son cycle de vie : la fabrication de la batterie et la production d’électricité émettent du CO2. En France, l’électricité étant très peu carbonée, le bilan sur la durée de vie reste nettement favorable à l’électrique selon les analyses de l’Ademe.
Où trouver les émissions de CO2 de ma voiture ?
Sur la carte grise, rubrique V.7, et sur l’étiquette énergie du véhicule neuf. Pour une voiture homologuée avant septembre 2018, la valeur est souvent mesurée selon l’ancien cycle NEDC, plus favorable.
Sources
- Ademe, Car Labelling, chiffres clés : « Évolution du taux moyen d’émissions de CO2 », série 1995-2024. carlabelling.ademe.fr
- SDES, « Motorisations des véhicules légers neufs – Émissions de CO2 et bonus écologique – Septembre 2026 », octobre 2026, et immatriculations mensuelles par motorisation. statistiques.developpement-durable.gouv.fr
- Agence européenne pour l’environnement, « CO2 performance of new passenger cars in Europe », indicateur, 2025. eea.europa.eu
- SDES, « Immatriculations de voitures en 2025 : le marché du neuf baisse, celui de l’occasion résiste », février 2026. statistiques.developpement-durable.gouv.fr