L’essentiel
- Moyenne de l’échelle
- 100
- Écart-type
- 15 points
- Zone moyenne (90 à 109)
- ≈ 50 % des gens
- 130 et plus
- ≈ 2 % des gens
Proportions calculées sur une loi normale de moyenne 100 et d’écart-type 15, propriété des tests de Wechsler (WAIS-IV, WISC-V, éditions françaises Pearson France – ECPA).
Les tranches de l’échelle de QI
Les éditeurs des tests associent chaque tranche de score à une appellation. Elles ont changé d’une version à l’autre, pour remplacer des termes jugés stigmatisants (« limite », « déficient ») par des descriptions neutres.
| QI | Appellation WAIS-IV | Appellation WISC-V | Part théorique |
|---|---|---|---|
| 130 et plus | Très supérieur | Extrêmement élevé | 2,5 % |
| 120 à 129 | Supérieur | Très élevé | 7,2 % |
| 110 à 119 | Normal fort | Moyen fort | 16,6 % |
| 90 à 109 | Moyen | Moyen | 49,5 % |
| 80 à 89 | Normal faible | Moyen faible | 15,6 % |
| 70 à 79 | Limite | Très faible | 6,5 % |
| 69 et moins | Très faible | Extrêmement faible | 2,1 % |
Les parts sont calculées pour des scores entiers (par exemple, « 130 et plus » couvre tout ce qui dépasse 129,5). Dans la réalité, la distribution s’écarte un peu de la courbe théorique aux extrêmes, en particulier dans les scores très bas, plus fréquents que prévu à cause de maladies génétiques ou d’accidents de naissance.
Du score au rang : le tableau des percentiles
Le psychologue donne souvent un rang percentile en plus du QI : il indique le pourcentage de personnes du même âge qui obtiennent un score inférieur.
| QI | Écart à la moyenne | Rang percentile |
|---|---|---|
| 70 | −2 écarts-types | 2,3 |
| 85 | −1 écart-type | 15,9 |
| 90 | −0,67 | 25 |
| 100 | 0 | 50 |
| 110 | +0,67 | 75 |
| 115 | +1 écart-type | 84,1 |
| 120 | +1,33 | 90,9 |
| 125 | +1,67 | 95,2 |
| 130 | +2 écarts-types | 97,7 |
| 145 | +3 écarts-types | 99,87 |
z = (QI − 100) ÷ 15Exemple : un QI de 124 donne z = 24 ÷ 15 = 1,6 ; la table de la loi normale associe 1,6 au rang percentile 94,5.
Un QI de 145 ne se rencontre que chez environ une personne sur 740 ; au-delà de 160, la rareté est telle (moins d’une sur 30 000) que les tests ne sont plus assez précis pour départager les scores. C’est pour cela que les tests de Wechsler plafonnent autour de 160. Pour le sens de la moyenne et de l’écart-type, voir la page QI moyen.
Ce que mesurent la WAIS et la WISC
En France, les psychologues utilisent principalement la WAIS-IV (adultes de 16 à 90 ans) et la WISC-V (enfants de 6 à 16 ans), adaptées et étalonnées sur des échantillons français. Le QI total résume plusieurs indices :
- Compréhension verbale : vocabulaire, similitudes, connaissances.
- Raisonnement : visuo-spatial et fluide dans la WISC-V (puzzles, matrices, balances), perceptif dans la WAIS-IV.
- Mémoire de travail : retenir et manipuler des chiffres ou des images.
- Vitesse de traitement : rapidité sur des tâches visuelles simples.
Quand les indices sont très écartés (par exemple 130 en compréhension verbale et 95 en vitesse de traitement), le QI total résume mal le profil, et le psychologue interprète plutôt les indices séparément. Les tests ne mesurent ni la créativité, ni la motivation, ni les compétences sociales.
La marge d’erreur d’un score
Un QI est une mesure, donc imprécise. Les manuels fournissent un intervalle de confiance, souvent de l’ordre de ±5 points à 90 ou 95 % : un score de 128 se lit « probablement entre 123 et 133 environ ». Fatigue, anxiété, manque de sommeil ou passation récente du même test peuvent déplacer le résultat. Un seuil comme 130 n’est donc pas une frontière nette, et un test en ligne n’a aucune valeur diagnostique.
Haut potentiel et déficience intellectuelle
- Haut potentiel intellectuel (HPI) : on retient habituellement un QI total d’au moins 130, soit environ 2 % de la population, avec un examen du profil complet.
- Déficience intellectuelle : elle suppose un QI d’environ 70 ou moins (deux écarts-types sous la moyenne) et des difficultés d’adaptation dans la vie quotidienne, apparues pendant le développement. Le score seul ne suffit pas au diagnostic.
Un bilan de QI se fait avec un psychologue, dans le cadre d’une question précise (difficultés scolaires, orientation, suspicion de trouble du développement). Le score ne doit jamais être le seul élément d’une décision.
Comme les autres repères de cette rubrique, de la fréquence cardiaque à la tension ou à la glycémie, un QI se lit par rapport à une norme ; à la différence de ces mesures biologiques, sa norme est fabriquée par construction du test, et révisée régulièrement (voir aussi la fréquence cardiaque par âge, autre exemple de norme par tranche d’âge).
Questions fréquentes
Un QI de 115 est-il élevé ?
C’est un écart-type au-dessus de la moyenne, dans la tranche « moyen fort » : environ 84 % des personnes du même âge obtiennent moins.
Toutes les échelles de QI ont-elles un écart-type de 15 ?
Non. Les tests de Wechsler utilisent 15, mais d’anciennes versions d’autres tests utilisaient 16, et l’échelle de Cattell 24. Un « QI de 148 » sur une échelle à écart-type 24 équivaut à environ 130 sur l’échelle de Wechsler.
Le QI d’un enfant est-il définitif ?
Non. Il est assez stable à l’échelle d’un groupe, mais peut varier de plusieurs points chez un enfant entre deux bilans, surtout avant 6 ans.
Sources
- Wechsler D., « WAIS-IV, Échelle d’intelligence de Wechsler pour adultes, 4e édition », adaptation française, Pearson France – ECPA, 2011.
- Wechsler D., « WISC-V, Échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants, 5e édition », adaptation française, Pearson France – ECPA, 2016.
- American Psychiatric Association, « DSM-5-TR », critères du trouble du développement intellectuel, 2022.