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Consommation moyenne de viande en France

La consommation de viande en France atteint 85,7 kilos équivalent-carcasse par habitant en 2025, selon Agreste et FranceAgriMer, en hausse de 1,1 % sur un an et au niveau de 2016. La volaille (31,7 kg) a rattrapé le porc (31,5 kg) et devance désormais nettement le bœuf (20,1 kg), qui atteint un plus bas historique.

Mis à jour le · Rédaction moyenne.org · Nos sources

L’essentiel

Viande par habitant (2025, équivalent-carcasse)
85,7 kgec
Volaille / porc / bœuf par habitant
31,7 / 31,5 / 20,1 kgec
Part de la viande importée
35 %
Repère santé (hors volaille)
≤ 500 g / semaine

Sources : Agreste et FranceAgriMer, Synthèses conjoncturelles n° 451, juillet 2026 ; Santé publique France, recommandations alimentaires 2019.

Combien de viande mange un Français par an

La statistique publique mesure une consommation apparente, calculée par bilan : production + importations − exportations ± variation de stocks, rapportée à la population. Elle couvre la consommation à domicile et hors domicile (restauration, cantines). L’unité, le kilo équivalent-carcasse (kgec), compte le poids de l’animal abattu, os et parures compris : la quantité réellement mangée est nettement plus faible. Les abats et les gibiers ne sont pas inclus.

Consommation apparente de viande en France en 2025 (Agreste, FranceAgriMer)
Viandekgec par habitantVolume totalÉvolution 2025/2024
Volaille31,72 182 000 tec+3,3 %
dont poulet25,71 770 000 tec+5,6 %
Porc31,52 172 000 tec+2,7 %
Bœuf et veau20,11 386 000 tec−2,7 %
Canard2,3155 000 tec−12,4 %
Ovin (mouton, agneau)2,0136 000 tec−5,9 %
Total toutes viandes85,75 910 000 tec+1,3 %

Exemple : de l’année à la semaine

85,7 kgec ÷ 52 semaines = 1,65 kgec par personne et par semaine, soit 235 g par jour en équivalent-carcasse. Cette valeur inclut os, gras de découpe et pertes : la viande effectivement consommée est inférieure.

Volaille, porc, bœuf : une consommation qui se déplace

  • Volaille et lapin37 %
  • Porc37 %
  • Bœuf et veau23 %
  • Ovin2,3 %

La part de la volaille dans la consommation totale est passée de 25 % en 2005 à 37 % en 2025, et celle du poulet a doublé en vingt ans pour atteindre 30 % : 25,7 kgec par habitant en 2025 contre 12,3 kgec en 2005. À l’inverse, le bœuf est tombé de 29 % à 23 % du total, et la viande ovine d’un peu plus de 4 % à 2,3 %.

Évolution depuis les années 1990

La consommation par habitant dépassait 90 kgec dans les années 1990. Elle a ensuite reculé jusqu’à un point bas de 83,2 kgec en 2023, année de forte inflation alimentaire, avant de remonter à 85,7 kgec en 2025. Le total national, lui, se maintient autour de 5,9 millions de tonnes grâce à la croissance de la population.

Les achats des ménages pour la maison sont quasi stables (−0,3 % en volume en 2025), tandis que la consommation hors domicile progresse. Le porc représente près de la moitié (46 %) des quantités de viande achetées pour le domicile, charcuterie comprise. Côté prix, le kilo de volaille revient en moyenne à 9,92 €, celui de porc à 12,24 € et celui de bœuf à 16,52 € (achats des ménages, 2025).

Une viande de plus en plus importée

Les importations couvrent 35 % de la consommation de viande en 2025. Elles dépassent la moitié pour le poulet (52 %) et la viande ovine (62 %), et atteignent 29 % pour le porc et 26 % pour le bœuf. Les importations de viande ont progressé de 5,0 % en 2025, portées par le poulet (+9,9 %).

Repères santé et climat

Santé publique France recommande de privilégier la volaille et de limiter les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500 g par semaine, et la charcuterie à 150 g par semaine. Ces repères portent sur la viande consommée, pas sur des kilos équivalent-carcasse : ils ne se comparent pas directement à la moyenne de 85,7 kgec.

L’alimentation représente 23 % de l’empreinte carbone moyenne d’un Français, et le méthane, issu en grande partie de l’élevage de ruminants, 18 % de cette empreinte. Remplacer une partie de la viande rouge par de la volaille ou des légumineuses est l’un des leviers individuels les plus efficaces. Les autres habitudes alimentaires sont détaillées dans la consommation moyenne de sucre et la consommation moyenne de café ; le gaspillage alimentaire pèse aussi dans les déchets par habitant. Côté ressources, l’élevage mobilise aussi de l’eau (voir la consommation d’eau moyenne du foyer), et nos autres consommations quotidiennes, jusqu’à la data mobile, ont aussi leur empreinte.

Questions fréquentes

Combien de viande mange un Français par semaine ?

En équivalent-carcasse, 1,65 kg par semaine en 2025 ; la quantité réellement consommée, sans os ni pertes, est plus faible.

Quelle est la viande la plus consommée en France ?

La volaille (31,7 kgec par habitant) et le porc (31,5 kgec) sont à égalité en 2025 ; le poulet seul pèse 25,7 kgec, plus que le bœuf (20,1 kgec).

La consommation de viande baisse-t-elle en France ?

Sur trente ans, oui : elle dépassait 90 kgec par habitant dans les années 1990. Mais elle remonte depuis 2023 (83,2 kgec) pour atteindre 85,7 kgec en 2025, tirée par le poulet.

Sources

  1. Agreste et FranceAgriMer, « En 2025, une hausse de la consommation de viande en France et une dépendance croissante aux importations », Synthèses conjoncturelles n° 451, juillet 2026. franceagrimer.fr
  2. Santé publique France, « Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes », 2019. santepubliquefrance.fr
  3. SDES et Insee, « L’empreinte carbone de la France de 1990 à 2024 », octobre 2025, et « Chiffres clés du climat 2025 ». statistiques.developpement-durable.gouv.fr