L’essentiel
- IMC moyen des adultes (2020)
- 25,5
- Hommes / femmes (2020)
- 26,0 / 25,1
- Adultes en surpoids ou obèses (2020)
- 47,3 %
- Adultes obèses (2020)
- 17,0 %
Source : Fontbonne et al., Obepi-Roche 2020, Journal of Clinical Medicine, 2023 (9 598 adultes, poids et taille automesurés).
Comment se calcule l’IMC
IMC = poids (kg) ÷ taille (m)²Exemple : 74,1 kg et 1,70 m → 74,1 ÷ (1,70 × 1,70) = 74,1 ÷ 2,89 ≈ 25,6
L’Organisation mondiale de la santé classe les adultes en quatre catégories : maigreur sous 18,5, corpulence normale de 18,5 à moins de 25, surpoids de 25 à moins de 30, obésité à partir de 30. L’obésité se subdivise en classe I (30 à 35), II (35 à 40) et III, dite sévère et complexe, à partir de 40. Pour retrouver le poids qui correspond à ces seuils, voir le poids moyen selon la taille.
Attention : l’IMC moyen d’un pays n’est pas l’IMC de la personne moyenne. Une moyenne de 25,5 n’implique pas que la moitié des adultes soit en surpoids ; en 2020, ils sont 47,3 %.
IMC moyen des hommes et des femmes
| Enquête | Hommes | Femmes | Ensemble |
|---|---|---|---|
| ENNS 2006 (18-74 ans, mesuré) | 26,1 | 25,1 | 25,6 |
| Esteban 2015 (18-74 ans, mesuré) | 26,0 | 25,7 | 25,8 |
| ObÉpi-Roche 2020 (18 ans et plus, automesuré) | 26,0 | 25,1 | 25,5 |
Les enquêtes de Santé publique France (ENNS, Esteban) pèsent et mesurent les participants, ce qui évite la sous-déclaration du poids habituelle dans les enquêtes déclaratives comme ObÉpi. Leurs IMC moyens sont un peu plus élevés, surtout chez les femmes. Les hommes ont un IMC moyen plus élevé que les femmes, en lien avec un poids moyen de 81,2 kg contre 67,3 kg pour les femmes.
L’IMC moyen selon l’âge
L’IMC augmente régulièrement jusqu’à 55-65 ans, puis se stabilise.
| Âge | IMC moyen |
|---|---|
| 18-24 ans | 22,4 |
| 25-34 ans | 24,4 |
| 35-44 ans | 25,2 |
| 45-54 ans | 25,8 |
| 55-64 ans | 26,5 |
| 65 ans et plus | 26,5 |
L’enquête 2020 confirme ce gradient à travers la part de personnes en surpoids ou obèses : 23,2 % chez les 18-24 ans, 35,2 % chez les 25-34 ans, 44,0 % chez les 35-44 ans, 50,7 % chez les 45-54 ans, 57,2 % chez les 55-64 ans et 57,3 % après 65 ans.
Évolution de l’IMC moyen depuis 1997
| Année | IMC moyen | Part d’obèses |
|---|---|---|
| 1997 | 24,3 | 8,5 % |
| 2000 | — | 10,1 % |
| 2003 | — | 11,9 % |
| 2006 | — | 13,1 % |
| 2009 | — | 14,5 % |
| 2012 | 25,4 | 15,0 % |
| 2020 | 25,5 | 17,0 % |
L’IMC moyen progresse peu depuis 2012 (+0,1), mais cette stabilité cache deux mouvements opposés : la part de personnes en simple surpoids recule, celle des personnes obèses continue d’augmenter, surtout chez les jeunes adultes. L’obésité de classe III (IMC ≥ 40) concernait 0,3 % des adultes en 1997, 1,2 % en 2012 et environ 2 % en 2020.
Disparités sociales et régionales
L’obésité est plus fréquente quand la qualification baisse. En 2020, 51,1 % des ouvriers sont en surpoids ou obèses, contre 35,0 % des cadres. La prévalence de l’obésité dépasse 20 % dans le nord et le nord-est de la France et reste sous 14,5 % en Île-de-France et dans les Pays de la Loire.
L’IMC ignore la répartition de la graisse : le tour de taille moyen complète l’indicateur pour repérer la graisse abdominale.
Un IMC inférieur à 18,5 ou supérieur à 30, ou une variation rapide de poids, justifie d’en parler avec votre médecin. Chez l’enfant, l’IMC s’interprète uniquement avec les courbes du carnet de santé.
Questions fréquentes
Quel est l’IMC idéal ?
L’OMS ne définit pas de valeur idéale, mais une zone de corpulence normale entre 18,5 et 25. Le risque de maladies liées au poids augmente progressivement au-delà.
La France a-t-elle un IMC élevé par rapport à l’Europe ?
Non. Avec 17 % d’adultes obèses, la France est sous la moyenne de la région Europe de l’OMS, estimée à 23 % dans le rapport européen sur l’obésité de 2022.
Pourquoi l’IMC augmente-t-il avec l’âge ?
Le poids tend à augmenter avec l’âge alors que la masse musculaire diminue ; la taille baisse aussi après 50 ans, ce qui augmente mécaniquement l’indice.
Pour les autres mensurations moyennes, comme la pointure moyenne des hommes ou celle des femmes, voir la rubrique taille et poids.
Sources
- Fontbonne A. et al., « Prevalence of Overweight and Obesity in France: The 2020 Obepi-Roche Study by the “Ligue Contre l’Obésité” », Journal of Clinical Medicine, 2023. pmc.ncbi.nlm.nih.gov
- Inserm, Kantar Health, Roche, « ObÉpi 2012 : enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité », 2012. presse.inserm.fr
- Verdot C., Torres M., Salanave B., Deschamps V., « Corpulence des enfants et des adultes en France métropolitaine en 2015. Résultats de l’étude Esteban et évolution depuis 2006 », Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 13, Santé publique France, 2017. santepubliquefrance.fr
- OMS Europe, « WHO European Regional Obesity Report 2022 », 2022.